Donnez votre opinion!

Habitants de la Communauté d’Agglomération du Pays de Fontainebleau, nous comptons sur votre implication dans notre ambitieux projet de territoire. Faites nous part de vos remarques et observations pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique et opérer la nécessaire transition énergétique !

Ajouter une contribution

Recopier ce code dans le champs prévu à cet effet : Recopier ce code dans le champs prévu à cet effet

Les contributions sont modérées. Votre contribution apparaîtra après validation par un administrateur.


Contributions

OULES
OULES (Denis OULES)
#1 - 06-03-2019
Avec l'Association PÔLE SUD PARIS, je propose que le "Projet de territoire" de la Communauté d'Agglomération du Pays de Fontainebleau ait pour ambition d'être un pôle d'excellence international dans l'ingénierie des sols, tel que résumé ci-après.
Cette proposition est de nature à séduire les habitants des communes dont l'économie productive est agricole ou forestière, les habitants et travailleurs scientifiques des communes de Fontainebleau et Avon, et tous les habitants qui travaillent en dehors de la CAPF et veulent des actions pour la transition écologique.
Pourquoi?
SOL NOURICIER, DEREGLEMENT CLIMATIQUE ET AGRICULTURE DURABLE:
Le sol est cette mince pellicule qui avec le soleil et l’eau, nourrit la vie sur terre. Il s’agit d’un milieu riche et fragile dont la constitution nécessite des milliers d’années. C’est un support pour les activités humaines mais aussi un patrimoine réel pour les générations futures. En regroupant un quart de la biodiversité mondiale, les sols sont des réservoirs encore mal connus de ressources pour la bio économie.
Les matières organiques du sol sont essentielles non seulement pour leur structure physico chimique mais aussi pour leur activité biologique. Cette matière organique (MO) provient en majorité du stockage du CO2 par les plantes, contribuant ainsi à la réduction de CO2 dans l’atmosphère (un des gaz à effet de serre) et donc à la prévention du dérèglement climatique.
L’agriculture et la sylviculture ont un rôle majeur à jouer en optimisant ce stockage : à ce jour ce sont les seules activités humaines aptes à compenser à grande échelle les émissions de CO2.
Mieux connaitre l’état et l’évolution de la MO dans les sols devient une priorité non seulement pour une production agricole raisonnée (apporter les doses de semences et d’intrants au bon endroit et au bon moment) mais aussi pour contribuer aux ambitions de la COP 21.
Pour ce faire, et prendre en compte toutes les situations agricoles (historiques, pédo-climatiques...) des capteurs de mesure embarqués sur les machines agricoles couplés à des dispositifs de géolocalisation constitueront des innovations majeures permettant de:
• cartographier les zones de préservation et les zones à enjeux de stockage de la MO, à l’échelle parcellaire et plus largement à celle des territoires
• mesurer les impacts des pratiques agricoles sur l’évolution de cette MO
• tester des techniques de renforcement de ce stockage (microbiologie, agronomie...)
Cette ambition fait appel à une interdisciplinarité entre agronomie, microbiologie, pédologie, méta génomique mais aussi informatique, machinisme agricole, gestion de l’information connectée, métrologie, etc.
Elle est potentiellement source de nouveaux emplois induits par ces expérimentations d’outils et méthodes innovants, dans un objectif de diffusion vers tous les pays du monde actifs pour réduire le CO2 dans l’atmosphère.
Le Sud Seine-et-Marnais et les territoires l’environnant (riches de sols variés) regroupe nombre de ces compétences et peut être pilote en fédérant universitaires, chercheurs, innovateurs, formateurs et entrepreneurs du monde agricole.
Cf. CR des 28° SYNAPSES du Grand Gâtinais en http://polesudparis.fr/sites/default/files/images/CR_XXVIIIèmes_SYNAPSES_17-10-2017.pdf et www.4p1000.org ainsi que https://lejournal.cnrs.fr/articles/enrichir-les-sols-en-carbone-pour-lutter-contre-le-changement-climatique
KevinZeroWaste
#3 - 21-03-2019
Une politique de gestion des déchets sur la base de villes novatrices comme Besançon permettant la réduction de l'incinération de déchets de plus de 30% ainsi que la mise en place de méthodes de prévention accessibles à tous les habitants du territoire - Ci-après l'étude de cas de la ville de Besançon : https://www.zerowastefrance.org/wp-content/uploads/2018/03/cs9-besancon-fr.pdf
KevinZeroWaste
#4 - 21-03-2019
Des arrêtés municipaux ou d'agglomération interdisant l'utilisation de vaisselles jetables lors d'évènements organisés dans l'espace public
KevinZeroWaste
#5 - 21-03-2019
La mise en place de zone de compost de quartier en attendant les collectes de biodéchets en porte à porte à horizon 2021 ou l'obligation légale de collecte de biodéchets en 2025. Permettra la réduction de 40% du poids des déchets de ceux qui le souhaitent et la mise à disposition de compost gratuit pour les habitants qui le souhaitent
KevinZeroWaste
#6 - 21-03-2019
La municipalisation (différents d'entreprises privés ou publics) de certaines entreprises dont les actions sont bénéfiques aux habitants de la région : Traitement de l'eau, Gestion des espaces verts en promouvant la plantation d'arbres fruitiers, une légumerie pour les cantines scolaires, productions de bio-matériaux pour l'isolation, etc..
KevinZeroWaste
#7 - 21-03-2019
Retravaillez les règles d'urbanisme (POS, PLU...) pour prendre en compte les critères bioclimatiques, thermiques exigeants.
Encourager le développement de l'éco-construction dans l'habitat ancien : Sensibilisation des particuliers, offre de formation, développement d'une filière économique
Favoriser la création d'une coopérative citoyenne de production locale d'énergie renouvelable
Faire appliquer la Loi sur l'éclairage nocturne des commerces
Un arbre planté pour chaque naissance dans l'une des maternités
Intégrer systématiquement des clauses d'utilisation de matériaux / savoir-faire locaux dans les marchés publics de construction/rénovation
Engager une reflexion sur les ilots de chaleur et la végétalisation de la ville
Installer des boites à don pour échanger des objets
Permettre l'utilisation des locaux innoccupés en centre ville, par des boutiques éphémères d'artisan.es locaux.ales, des animations associatives, des expositions, etc.
Distribution de poules "réductrices des déchets organiques".
Obligation dans les règles d'urbanisme d'installer un système de récupération d'eau de pluie et de planter des arbres fruitiers.
Limiter l'installation d'entreprises à activité à fort impact environnemental.
Création d'une Ressourcerie (seconde main) pour professionnels (bureaux et mobilier, informatique...).
Appliquer la loi concernant le dépôt en force des prospectus et intégrer les bailleurs sociaux dans cette démarche
Mise en place de points d'eau publiques pour que chacun puisse boire en ville ou ailleurs sans devoir acheter une bouteille plastique. Idéal aussi pour remplir sa gourde.
Étudier avec Véolia la possibilité d'appliquer un tarif "avantageux" pour ceux qui ont une consommation inférieure à un plafond par habitant du foyer et augmenter le tarif de ceux qui "gaspillent" l'eau.
Favoriser la consigne pour les bouteilles en verre en vue de réduire les déchets ainsi que la consommation de plastique
Ne plus donner de bouteilles d’eau lors des conseils municipaux et autres événements organisés par la ville.
Initier un réseau national des régies municipales en charge de trier, laver, stériliser et remettre à disposition des producteurs les contenants alimentaires réutilisables (bouteilles en verre , bocaux...).
Rendre gratuit l'accès aux marchés pour les vendeurs locaux et bio
Interdire la publicité marchande incitant à la consommation, sous toutes ses formes : panneaux publicitaires de rue, spots télévisuels, publicité en ligne… La création continue de nouveaux besoins superflus alimentant une demande croissante est un des moteurs principaux du système capitaliste.
Sur route étroite et/ou rurale : signaler aux engins motorisés la limite souhaitée de 30kmh lors d'un dépassement ou d'un croisement avec des piétons ou des cyclistes.
Soutenir le développement du Gaz Naturel pour les Véhicules (GNV), une alternative au tout électrique : station GNV accessible entreprises privées / particuliers, passage des flottes de véhicules des collectivités au GNV, encourager les entreprises de transport privées à y passer également, etc.
Compléter le réseau de pistes cyclables pour qu'il n'y ait plus de rupture du balisage et des itinéraires ; installer des pistes cyclables sécurisées (séparées des voies automobile) pour ne pas inhiber les familles et les usagers les moins confiants dans la pratique du vélo. abaisser toutes les bordures de trottoir présentes sur les pistes cyclables pour limiter les crevaisons et faciliter l'usage des pistes pour tout le monde.
KevinZeroWaste
#8 - 22-03-2019
Dotation des communes en gobelets réutilisables. Un exemple avec la CC Coeur de Lozère ici et le coût associé : http://optigede.ademe.fr/fiche/dotation-des-communes-en-gobelets-reutilisables
KevinZeroWaste
#9 - 26-03-2019
Une cohérence entre les résultats des concertations du Règlement Local de Publicité Intercommunal et le PCAET :
- Que l'un ne soit pas réaliste vis à vis de l'urgence climatique en n'interdisant pas les panneaux publicitaires lumineux, électriques promouvant des multinationales ou des entreprises faisant fuir les habitants des centres-villes ou bien la consommation de biens matériels neufs superflus ou déjà abondants non-neufs (vêtements, joaillerie, voiture, etc..)
- quand l'autre indique que la loi de transition énergétique de 2015 dit qu'il faut réduire sa consommation énergétique finale de 50%, ou sa production de déchets en décharge de 50%
MARCENAC
MARCENAC
#10 - 29-03-2019
Objectif « zéro carbone » pour le pays de Fontainebleau
Une vision politique à court, moyen et long terme en parfaite adéquation avec l’image et la vocation du Pays de Fontainebleau
Face à l’urgence climatique (et comme au niveau régional, la contribution de chaque gaz à effet de serre en équivalent CO2 est de 95% pour le CO2, 3% pour le N2O et 2% pour le CH4), viser la neutralité carbone apparaît comme la voie à privilégier pour mesurer puis limiter l’impact de l’homme sur l’environnement.
Et ainsi préserver la qualité de vie qui attire actifs, touristes et retraités sur le territoire du Pays de Fontainebleau
En diminuant de 50% les émissions issues du transport et du résidentiel nous arrivons à la neutralité GES (Source Diagnostic du territoire 22 janvier 2019 )
C’est possible d’atteindre la neutralité GES en actionnant sans tarder les leviers suivants :
1 L’énergie
L’utilisation intelligente de l’énergie, avec l’objectif de réduire la consommation générale, et la conversion aux énergies renouvelables
et sans production de GES (Gaz à Effet de Serre) :
Relancer une stratégie axée autour des réseaux de chaleur comme la géothermie collective et individuelle (avec les pompes à chaleur)
Développer les panneaux photovoltaïques.
Développer la production d’énergie à partir de la biomasse (valorisation des déchets).
Créer des postes de consultants en énergie afin de faire du porte à porte pour trouver des solutions adaptées aux besoin de chacun
et donner des conseils (exemple à suivre : » Project Zero » de la ville de Sonderborg au Sud du Danemark).
2 Les transports
Favoriser : le co-voiturage, le coworking, le télétravail.
Favoriser les voitures électriques et développer les bornes de rechanges.
Développer l’utilisation du vélo : création de piste cyclables et location de vélos électriques dans les gares et en centres villes).
Subventionner les parkings autos et vélos des gares.
Les bus municipaux devraient rouler au biogaz.
Le transport de marchandises de courte distance se prête parfaitement à la motorisation électrique (notamment le » dernier kilomètre »).
3 Les bâtiments
Favoriser l’isolation des logements sociaux et privés existants et à construire, grâce aux financements publics et citoyens.
4 La consommation
Réduire la quantité de déchets générée par chacun, optimiser le tri et enfin encourager davantage les solutions responsables de valorisation.
Soutenir l'économie circulaire (incitations financières aux producteurs locaux) et l’économie de la fonctionnalité (louer au lieu d’acheter,
mutualiser les biens à usage occasionnel...).
Favoriser la suppression des emballages plastiques.
5 La séquestration par le puit de carbone le plus efficace : la forêt
Favoriser la séquestration du carbone atmosphérique, en encourageant le boisement ce sera la clef pour viser la nullité des émissions nettes.
Enfin, le boisement permet aussi la production de bois d’œuvre, comme matériau d’emballage et de construction renouvelables à très bas coût.
Le pays de Fontainebleau a la chance de compter sur son remarquable massif forestier qui lui facilitera l’atteinte de l’objectif zéro carbone.
La transition vers la neutralité carbone doit concerner tout le monde, les citoyens mais également le secteur économique
et les acteurs publics. Elle nécessite la participation de tous.
Changer les comportements et les valeurs des citoyens est l’un des principaux points sur lequel ce projet se construit.
Et cela commence dès le plus jeune âge : dans les écoles maternelles et primaires, les enfants seront sensibilisés au défi climatique.
« Zéro carbone pour le pays de Fontainebleau » association en cours d’enregistrement, contact : pmarcenac53@gmail.com
MARCENAC
MARCENAC
#11 - 29-03-2019
Objectif « zéro carbone » pour le pays de Fontainebleau
Une vision politique à court, moyen et long terme
en parfaite adéquation avec l’image et la vocation du Pays de Fontainebleau

Face à l’urgence climatique (et comme au niveau régional, la contribution de chaque gaz à effet de serre en équivalent CO2 est de 95% pour le CO2, 3% pour le N2O et 2% pour le CH4), viser la neutralité carbone apparaît comme la voie à privilégier pour mesurer puis limiter l’impact de l’homme sur l’environnement.
Et ainsi préserver la qualité de vie qui attire actifs, touristes et retraités sur le territoire du Pays de Fontainebleau
C’est possible d’atteindre la neutralité GES en actionnant sans tarder les leviers suivants :
1 L’énergie
L’utilisation intelligente de l’énergie, avec l’objectif de réduire la consommation générale, et la conversion aux énergies renouvelables
et sans production de GES (Gaz à Effet de Serre) :
Relancer une stratégie axée autour des réseaux de chaleur comme la géothermie collective et individuelle (avec les pompes à chaleur)
Développer les panneaux photovoltaïques.
Développer la production d’énergie à partir de la biomasse (valorisation des déchets).
Créer des postes de consultants en énergie afin de faire du porte à porte pour trouver des solutions adaptées aux besoin de chacun
et donner des conseils (exemple à suivre : » Project Zero » de la ville de Sonderborg au Sud du Danemark).
2 Les transports
Favoriser : le co-voiturage, le coworking, le télétravail.
Favoriser les voitures électriques et développer les bornes de rechanges.
Développer l’utilisation du vélo : création de piste cyclables et location de vélos électriques dans les gares et en centres villes).
Subventionner les parkings autos et vélos des gares.
Les bus municipaux devraient rouler au biogaz.
Le transport de marchandises de courte distance se prête parfaitement à la motorisation électrique (notamment le » dernier kilomètre »).
3 Les bâtiments
Favoriser l’isolation des logements sociaux et privés existants et à construire, grâce aux financements publics et citoyens.
4 La consommation
Réduire la quantité de déchets générée par chacun, optimiser le tri et enfin encourager davantage les solutions responsables de valorisation.
Soutenir l'économie circulaire (incitations financières aux producteurs locaux) et l’économie de la fonctionnalité (louer au lieu d’acheter,
mutualiser les biens à usage occasionnel...).
Favoriser la suppression des emballages plastiques.
5 La séquestration par le puits de carbone le plus efficace : la forêt
Favoriser la séquestration du carbone atmosphérique, en encourageant le boisement ce sera la clef pour viser la nullité des émissions nettes.
Enfin, le boisement permet aussi la production de bois d’œuvre, comme matériau d’emballage et de construction renouvelables à très bas coût.
Le pays de Fontainebleau a la chance de compter sur son remarquable massif forestier qui lui facilitera l’atteinte de l’objectif zéro carbone.

La transition vers la neutralité carbone doit concerner tout le monde, les citoyens mais également le secteur économique et les acteurs publics. Elle nécessite la participation de tous.
Changer les comportements et les valeurs des citoyens est l’un des principaux points sur lequel ce projet se construit.
Et cela commence dès le plus jeune âge : dans les écoles maternelles et primaires, les enfants seront sensibilisés au défi climatique.
Christian ZIMMERMANN
Christian ZIMMERMANN
#13 - 14-05-2019
j'habite aux Fougères à Avon, résidence qui a 50 ans. Je suis seul avec des faibles revenus
j'aimerais obtenir une aide conséquente pour faire poser du double vitrage dans mon appartement, par une entreprise LOCALE
je pense que beaucoup d'avonnais sont dans mon cas, et la déperdition de chauffage due aux ponts thermiques dans les vieux appartements grève fortement le dérèglement climatique
Christian ZIMMERMANN
Christian ZIMMERMANN
#14 - 14-05-2019
je trouve dramatique que les bus de la ligne 1 qui font Fontainebleau-Gare descendent devant la Gare pour déposer les bellifontains. Sur une année, ces milliers de déposes génèrent énormément de gaz à effet de serre, plus gâchent des milliers (millions) de litre d'énergie non renouvelable. Or, ces bus devraient tout à fait logiquement continuer naturellement leur route Avenue Franklin Roosevelt, et déposer comme les autres bus les voyageurs directement en gare routière. Que les bus qui montent la rue du Viaduc s'arrêtent devant la Gare, cela se comprend, mais la ligne 1 qui descend représente une gabegie
Christian ZIMMERMANN
Christian ZIMMERMANN
#15 - 14-05-2019
J’ai fait un rêve…………….. que toutes les cantines servent du bio. Postulat de départ très simple, et à la réflexion, est-t-il aussi facile d’y parvenir ?

L’idéal serait une multitude de coopératives (ou autre structure juridique) à dimension humaine (à l'échelle de la communauté d'Agglo semble réaliste). Elles fédéreraient, rassembleraient les produits de divers paysans-producteurs locaux bio. Ces derniers auraient la certitude de trouver un débouché local, et voir valoriser leurs coûts de production.

Les assiettes seraient alors remplies de légumes, fruits, viandes, pain, céréales, fromages, jus, etc.... LOCAUX BIO et toujours évidemment servis DE SAISON.

Arrivé à ce premier descriptif introductif, demandons-nous pourquoi cela ne se fait pas puisque cela a l’air si simple ?

Le Grenelle de l’environnement (2007, adopté en 2009) avait recommandé des pourcentages obligatoires de bio dans les cantines scolaires, mais sans obligation-coercition. Depuis 2007, pas un semestre où le sujet ne ressort dans les médias, nous indiquant que le Sénat a rejeté l’obligation d’un pourcentage de bio dans les cantines. Puis l’assemblée nationale revient sur le rejet…...A ce jour toujours aucune obligation légale. Mais une fois encore pourquoi faire ? Pour en faire quoi ? Pourtant un très grand nombre de municipalités ont adopté un pourcentage de bio dans les cantines. En général au plus 20 % (comme préconisé par le Grenelle).

Depuis 20-30 ans, l’agro-industrie a pris la main-mise totale sur la fourniture des cantines. Même si certaines communiquent sur les pourcentages de bio servis, la quasi-intégralité de ce bio est issu de l’agro-industrie. Les principaux grands groupes : Eurest, Compass, Sodexo, Elior ont compris les enjeux attendus. Ainsi du bio est bien servi désormais. Certains s’en contentent, d’autres pas. Certaines cantines fournissent des pommes venant d’Argentine ou d’Italie. Devant ce phénomène, le cahier des charges est parfois réécrit. Conséquence : le bio local viendra au plus de 250 km alentours. Pour avoir un ordre d’idée comparatif, en Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) le local vient en moyenne d’un cercle de 40 km. Sauf à Paris, où le nombre de kilomètres moyen est de 80.
Compréhensible pour une mégapole de 11 millions d’habitants. Mais les chiffres parlent d’eux-mêmes pour les cantines la notion de « local » est quelque peu fluctuant.

L’argument sans cesse évoqué est l’échelle de fourniture, c’est-à-dire pour trouver des tonnes de pommes, par exemple en Seine et Marne, il est plus facile de s’adresser à la Normandie qu’à la Seine et Marne. Eurest par exemple va s’adresser à Rungis à ses plateformes de fournisseurs de pomme jusqu’à ce qu’il en trouve un qui va lui vendre 5 tonnes de pommes à 37 centimes le kilo. On croit rêver……

Les administrations dans leur ensemble (municipalités - maternelles-primaires, département - collèges, État - lycées-facultés) se sont déchargées massivement de cette obligation de nourrir (bien nourrir ?) à grand renfort de délégations de services publics, de marchés publics avec mise en concurrence de fournisseurs de l’agro-industrie, qui livrent des repas tout faits en usine, avec options différentes, liaison chaude ou froide. Parfois le plateau est préparé plusieurs heures auparavant arrive avec une sauce figée peu ragoûtante. On a ce qu’on paye.

On veut du moins cher, on a du moins cher. L’agro-industrie devant rémunérer un grand nombre d’intermédiaires, des actionnaires, des commerciaux, des publicistes qui font de belles images des plateaux repas.

Revenons à notre postulat de départ. Serait-il possible aujourd’hui avec nos fameuses coopératives locales ? Malheureusement non. Cela est bien triste, mais nous sommes au regret de conclure par un « non », ou alors à repenser totalement le système. Pourquoi ? Autrefois dans les maternelles, primaires, collèges, lycée, facultés, mais aussi administrations, maison de retraite, entreprises………….. des cuisiniers faisaient à manger sur place. Des légumes étaient achetés, épluchés, cuits, et servis sur place. Aujourd’hui, avec les marchés publics décrits plus haut, les cantines ne font plus que servir des plats tout préparés. Ne reste plus dans les cantines que des agents qui ouvrent des boites, ou des sachets sous vide, des éléments qui s’assemblent très vite, sans compétences extraordinaires particulières. Au ministère le l’Éducation Nationale, le concours de cuisinier a même été retiré récemment des listes. Pourquoi faire un concours puisqu’il n’y a plus de recrutement ? Triste époque, triste constat.

Petite question : Qu’est-ce qui définit le bio ?
Faisons un sondage, la plupart répondront : « son prix, les produits chimiques-intrants ajoutés ». Faux ! La différence fondamentale entre un produit bio et un « non bio » est le besoin de main d’œuvre supérieur du bio par rapport à tout autre mode de culture.
En effet, tout ce qui ne sera pas comblé par un intrant devra l’être par de la main d’œuvre. Or, nous constatons bien dans notre société ce phénomène (inéluctable?) de réduction de main d’œuvre. En effet, tout est fait pour réduire l’emploi, car l’emploi coûte cher. Si le politique voulait aider le bio, la SEULE manière serait d’aider et de soutenir son emploi.

Les coûts sont réduits, en envoyant à chaque fois ce message aux contribuables « voyez, vous pouvez dormir tranquille car désormais cela coûte moins cher de manger à la cantine !!!»

Dans les immenses exploitations agricoles qui peuplent désormais nos campagnes, les exploitants (le mot « paysan » est presque devenu une insulte : à pleurer) ont détruit les haies et les bosquets pour que leurs immenses machines puissent manœuvrer plus facilement. Une fois de plus il y a moins d’emploi donc moins de coût.
Au passage toutes ces haies et bosquets contribuaient ET à stocker du carbone dans le sol, ET à infiltrer l’eau lors des orages, d’où désormais des inondations à répétition ET à la biodiversité, car y logeaient quantité d’oiseaux et insectes. Mais il faut être rentable à tout prix, et l’emploi coûte cher. Depuis 70 ans, notre agriculture intensive est dans l’erreur, et pourtant fait tout pour que le système perdure.

Bien malheureusement, à chaque fois dans tous ces exemples, les décisionnaires calculent le coût de revient, mais jamais jamais le coût environnemental. Tous ces choix ont des impacts environnementaux non négligeables, payés très cher, et que nous payerons encore très longtemps.

Dans toutes ces cantines où manger est un calvaire, la piètre qualité génère un gâchis énorme. Dans les indicateurs de réussite, il faudrait introduire le poids du gâchis. Chaque gramme de ces déchets putrescibles est en grande majorité constitué de molécule d’eau. Ainsi est envoyé à l’incinérateur de l’eau à brûler ce qui constitue une fois encore une immense gabegie environnementale.
D’expérience, et cela est vérifiable, dans toutes les cantines ayant choisi un retour en arrière, avec du bio-local cuisiné sur place, la qualité gustative est tellement différente qu’il n’y a quasiment plus de gâchis. Ainsi nous sommes sur un phénomène gagnant-gagnant pour tout le monde.


La France a toujours été un modèle dans tant de domaines : les arts – architecture, peinture, cinéma, musique ; la gastronomie ; la mode – le luxe ; la fusée Ariane – le TGV, l’automobile, le génie civil et tant d’autres. Pourquoi n’est-on pas capable d’être une exception en matière d’agriculture ?

Rêver c’est bien, essayer de faire changer les choses, convaincre qu’un monde meilleur est possible, d’être le monde que l’on veut voir, donner du sens à ses actes est le but de cette modeste nouvelle. Prendrons-nous conscience un jour que par certains de nos choix de vie, nous causons des dommages irréversibles à notre planète ? Vastes questions.
Réserve de Biosphère Fontainebleau-Gâtinais
#16 - 05-06-2019
Bonjour,

La Biosphère Fontainebleau Gâtinais est une reconnaissance de l'UNESCO dans le cadre du programme Man & Biosphère, il récompense un territoire exceptionnel mais surtout les hommes qui vivent sur ce territoire et œuvrent à sa préservation et à son développement durable.

La communauté d'agglomérations du Pays de Fontainebleau est entièrement dans le territoire de la Réserve de Biosphère Fontainebleau Gâtinais. Dans ce cadre le Pays de Fontainebleau participe déjà à la gouvernance de l'association porteuse du dossier, Pour valoriser l'action engagée dans le cadre du PCAET, le Pays de Fontainebleau pourrait décider d'aller plus loin dans sa participation effective à cette dynamique par exemple en formalisant l'inscription sur les fiches de poste des agents agissant dans le champ de compétence du développement durable et de la préservation de l'environnement la contribution à la Biosphère Fontainebleau-Gâtinais.
La Biosphère s'envisage et se construit comme un pacte entre la communauté locale et la société dans son ensemble, elle se veut ouverte à tous les acteurs locaux, inclusive et participative. Être membre à part entière de la Biosphère signifie que le pays de Fontainebleau d'adhère pleinement à cette démarche.

Le conseil scientifique de la Biosphère Fontainebleau-Gâtinais, regroupe une douzaine de scientifiques de haut niveau dans des spécialités complémentaires, il propose d'aider à répondre aux questions environnementales et liées au développement durable, à la relation homme-nature localement, il peut donc être sollicité pour évaluer la pertinence scientifique d'une démarche ou d'un projet, ou plus globalement pour chercher des réponses aux questions locales dans la science existante, encadrer des stages, thèses,...

Le conseil Education de la Biosphère Fontainebleau-Gâtinais, cherche à coordonner et améliorer l'offre et le contenu pour l'éducation, la sensibilisation, la pédagogie dans les thématiques du développement durable. C’est aussi un moyen d'action pour améliorer la prise en compte de l'environnement par les habitants et préparer les générations futures.

La Biosphère Fontainebleau-Gâtinais encourage un réseau "d'éco-acteurs" qui s'engagent volontairement vers des pratiques plus vertueuses en terme de développement durable, ceci regroupe le label Biosphère Ecotourisme, les Manifestations Biosphère et l'assiette durable. C'est un outil facilement utilisable pour encourager les entreprises à s'engager dans la préservation de l'environnement.

La Biosphère Fontainebleau Gâtinais fait partie des réseaux nationaux et internationaux qui permettent un certain rayonnement du territoire, et une reconnaissance pour ces membres. Cet avantage est pour l'instant principalement valorisé par les centres de recherche et de formation. Il peut devenir un facteur d'attractivité pour les entreprises impliquées dans le développement durable et la science. Ce réseau permet au territoire de se positionner comme un laboratoire vivant, aire de démonstration d'un développement réconciliant activités humaines et nature.

Ces outils, réseaux et conseils sont à disposition des membres de la Biosphère. La contribution à cette dynamique de la part du Pays de Fontainebleau peut être aussi bien technique, matérielle que politique. La synchronicité de l'élaboration du PCAET et du dossier de renouvellement de la reconnaissance Réserve de Biosphère permet d'envisager une coordination forte des actions.